Le no-code dans le viseur de notre agence de développement Oniti

Logo Oniti représentant une girafe violette sur une palette verte et quelques bulles vertes et violettes

À la lecture des premières lignes de cet article, deux équipes vont probablement se différencier. Il y aura d’une part celle qui n’a aucune idée de ce qu’est le “no code”. Et puis il aura celle, plus initiée, qui possèdera déjà un socle de connaissances en la matière.

Pourtant, vous me croyez si je vous dis qu’on a tous manipulé un outil no-code un jour ?

Eh oui, le no code a fait une de ses premières apparitions en 1985, avec les tableurs Excel. Ainsi, à base de formules et de script, il est devenu possible pour un certain nombre d’utilisateurs de créer des solutions numériques. Si, à l’époque, l’utilisation de l’outil était réservé aux “experts du domaine”, aujourd’hui, rares sont ceux qui peuvent prétendre avoir échappé une existence entière à la saisie d’un tableur. (Si c’est votre cas, clairement, on vous envie !)

écran de tablette

Les décennies suivantes, les outils no-code et low code se sont multipliés drastiquement. Pour ne parler que des plus populaires, nous pouvons citer WordPress, en 2003, célèbre système de gestion de contenu web ; Figma, en 2011, premier outil collaboratif no code de tableau blanc ; Bubble, en 2012, pionnier dans la création d’application web no-code ; Airtable, en 2012, logiciel no code de gestion de données ; Notion, en 2016, outil de gestion no-code ; Caard, en 2016, outil de conception de pages web statiques… La liste est encore très longue et n’a de cesse de s’étoffer.

S’il existe depuis longtemps, c’est pourtant en 2020 que le no-code a connu un gain de popularité. Je vous donne la raison en mille ? L’épidémie COVID. De nombreuses entreprises, pour survivre, ont dû réaliser des changements dans leur organisation et, souvent, répondre à un besoin sans précédent en termes d’outils numériques. Depuis, l’utilisation du no-code est grandissante.

À la rédaction d’Oniti, on a jugé intéressant de nous pencher un peu plus sur le sujet et d’éclairer notre lanterne collective. En bonus, certains membres de l’équipe ont pris le micro pour donner leur point de vue, très personnel, sur le sujet.

Mais alors, qu’est-ce que le no code au juste ?

Il s’agit d’une version de la création numérique, totalement repensée, qui se présente comme une alternative populaire au développement de logiciels traditionnels, jugé difficilement accessible à tous.

Pour l’expliquer simplement, le no-code est un système de programmation, rendu possible sans saisir une ligne de code, et ce grâce à des solutions visuelles masquant le code source de l’application et gommant la complexité des langages de programmation.

Comment fonctionne le no-code ?

En pratique, le no-code s’appuie sur différents éléments :

  • des modèles graphiques (templates) et des widgets
  • une mobilité des composants et des blocs, au clic, en glisser-déposer
  • un processus automatique (workflow automation) pour générer des réactions en fonction des évènements

Sur une plateforme no-code, la construction de l’application se fait bien avec du code, simplement l’utilisateur n’a pas besoin de coder. Toutes les fonctions et tous les éléments ont déjà été pré-construits par des développeurs, afin de mettre à disposition de l’utilisateur un environnement de développement 100% graphique. Cela s’inscrit dans la logique du WYSIWYG (What You See Is What You Get).

No-code et Low-code : différence réelle mais abus de langage généralisé

Les termes “no-code” et “low-code” sont souvent confondus et utilisés à tort (comme nous, dans cet article d’ailleurs !). Pourtant il existe une réelle nuance entre les deux notions.
Le no-code, comme son nom l’indique, implique qu’aucune ligne de code n’est possible et nécessaire à l’obtention d’un résultat.

Le low-code, lui, permet de combiner un environnement no-code avec, parallèlement, l’opportunité de faire évoluer le code source de l’application. C’est par exemple le cas de WordPress, qui offre l’opportunité d’ajouter des lignes de code pour développer des modules spécifiques sur-mesure ou des macros Excel qui permettent d’aller plus loin que ce que permet l’outil bureautique. En ce sens, les outils low-code sont donc plus complets. Pour autant, de manière générale, c’est le terme “no code” qui est retenu pour parler de l’ensemble des outils permettant la création sans développement à proprement parler.

À qui s’adresse le no-code ?

Actuellement, la demande de création de logiciels, sites web et applications métier dépasse largement l’offre des agences de développement. Le no-code s’adresse alors principalement aux utilisateurs professionnels non-techniques, en recherche d’autonomie.

Les cibles de ces solutions sont majoritairement les TPE/PME et les indépendants. Le no-code leur permet aujourd’hui d’accéder à des outils professionnels autrefois réservés aux grandes entreprises.

No-code

Low-code

Le choix du no-code, pour quels avantages ?

Les avantages sont nombreux mais voici selon nous les deux principaux :

Plus d’autonomie et d’agilité

Les professionnels non-programmeurs peuvent participer au développement de leurs applications ou leur site, en étant au cœur de leur création. Ils peuvent ainsi organiser leur temps en autonomie et gérer leurs propres échéances.
De plus, sur les plateformes no-code, les tests sont en principe automatisés, ce qui allège encore plus leur engagement et réduit le temps de développement.
Enfin, notons qu’en cas de souhait de modification, l’utilisateur de solution no-code n’est dépendant d’aucune équipe ou d’interlocuteur externe. Il lui suffit de formaliser son nouveau processus, d’agir en autonomie et de bénéficier du résultat de son action en quelques minutes seulement.

La réduction du coût d’investissement dans les outils numériques

Le marché étant tendu, les services des développeurs représentent un certain coût. Comme partout, le sur-mesure implique un prix à sa hauteur. Pour pallier cela, le no-code propose tout un panel de prestataires spécialisés et de solutions pour des tarifs accessibles.

En avantage bonus : l’univers no-code / low-code possède une large communauté, présente sur de très nombreux forums et plateformes. Elle est généreuse en partage de nouveautés et documentations techniques. Pas plus mal quand on évolue en solitaire dans un océan inconnu et infini !

Diane Happy communicante

Je suis une utilisatrice d’outils no-code et low-code. J’ai exploité les possibilités qu’offrent ces méthodes dans le cadre de mon association. En effet, en lien avec l’application Slack, j’ai mis en place un robot en mode no-code. Ce dernier nous alerte par pop-up lorsqu’une nouvelle demande d’adhésion nous arrive de notre formulaire google.
J’ai consacré 5 minutes à la mise en place du robot et nous cessons dorénavant de vérifier constamment nos notifications Slack. 5 minutes investies pour de nombreuses minutes de contrôle économisées et une plus grande sérénité dans notre gestion.

Je suis convaincue que le no-code possède un intérêt réel puisqu’il permet de ne pas être limité dans la création d'outils simples. Malgré l’absence de logique algorithmique, nul besoin de compétences en dév ; nous sommes autonomes.

Cependant, je nuance mon propos en ajoutant que selon moi le no-code est plus adapté à de “petites” solutions ; il ne me viendrait pas à l’esprit de réaliser mon ERP ou un CRM ainsi. Le sur-mesure semble plus approprié. Le no-code est super pour l’automatisation de tâches à faible valeur ajoutée.

David Dirigeant

À la question “Faut-il redouter que le no-code séduise les porteurs de projets numériques ?”, j’ai envie de répondre “Non”. Je vois davantage cette perspective comme l’apport de nouvelles opportunités pour nous, les agences de développement web. Je considère que l’usage du no-code par nos clients, en autonomie, leur permet de pré-dessiner leurs attentes, de structurer leur vision métier, leurs besoins, ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. C’est déjà ce qu’ont fait certains de nos clients actuels par le biais d'outils comme Excel ou Access finalement ! Lorsqu’ils s’orientent vers nous pour réaliser des développements plus complexes qu’il n’y paraît, ils nous fournissent, par leur expérience du no-code, une ébauche de solution. Elle est artisanale et sommaire, limitée et limitante en termes de fonctionnalités, mais elle traduit une approche déjà organisée. Un fichier Excel ultra dense et aussi complet soit-il ne demeure qu’une vision 2D de l’activité ou de l’organisation. Nous, nous sommes là pour apporter des dimensions supplémentaires aux données des clients, de la perspective. Les clients qui ont expérimenté cela ont une réelle maturité ; ils savent pourquoi il est nécessaire de passer à un développement spécifique plus complet, plus précis, sur-mesure.

Les limites du no-code

Si le no-code permet aux utilisateurs non-techniques de développer des fonctionnalités de manière autonome, il semble pour autant nécessaire d’avoir de bonnes bases en termes d’intégration, de navigation, d’ergonomie, d’accessibilité, et autres bonnes pratiques web.

De surcroît, un courant important défend que si la technologie no-code s’est trouvée une place dans l’écosystème du développement web, il ne permettra sans doute jamais la même flexibilité que le code, les fonctionnalités proposées demeurant limitées car standardisées.

Enfin, il nous semble évident d’évoquer l’inconvénient majeur (et primordial dans notre cœur de métier) : la sécurité.
Dans le cadre d’un développement spécifique, le professionnel qui œuvre dispose des droits de propriété du logiciel créé. Ce n’est pas le cas pour les plateformes no-code ou low-code.

De nombreux risques existent alors quant à la sécurité de vos données et la fiabilité du support. Vous n’avez aucun droit de regard sur cet outil que vous ne maîtrisez absolument pas. Que se passe-t-il en cas de liquidation ou acquisition de la société qui fournit la plateforme ? Quid en cas d’attaque et de violation de la sécurité interne ? Des milliers d’utilisateurs et leurs systèmes se retrouveraient vulnérables. Il n’y aurait alors qu’à espérer que le SAV soit ultra réactif et performant ! Ce qui, malheureusement, n’est pas toujours le cas.

Quel avenir pour le no-code ?

L’essor fulgurant et la multiplication des plateformes no-code et low-code laissent à penser que ces technologies ont de beaux jours devant elles. Pour nous inviter à la réflexion sur le futur du no-code, j’ai bien envie de vous citer Chris Wanstrath, PDG de GitHub qui affirme : ”L’avenir du codage est pas de codage du tout” .

On vous conseillerait bien d’attendre une petite vingtaine d’années pour vérifier la théorie mais pas sûr que votre développement économique y résiste. Et puis nous, soyons honnêtes, ça ne nous arrange pas du tout ! Alors, pour le moment, nous vous invitons à continuer de nous confier vos projets pour leur donner forme, de manière encadrée, sécurisée et sereine.

Finalement, malgré le titre racoleur, loin de vouloir l’abattre, si nous avons le no-code dans notre viseur, c’est principalement pour le garder en vue. Parce que connaître les propositions du marché, être à la pointe des outils technologiques et guetter les opportunités est au cœur de notre métier. Pour conseiller au mieux nos clients, évidemment, mais également pour affiner notre stratégie globale.

« The future of coding is no coding at all »

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